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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 15:15

 

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Les personnages de Sonic X et de Kingdom Hearts appartiennent respectivement à SEGA et à Square-Enix/Buena Vista Games. Ce blog est à but non-lucratif.

Salut tout le monde !

Bon, bah voici le résultat d’une histoire qui trotte dans ma tête depuis deux ans maintenant. (voire trois) Alors bien sûr, ça fait du temps mais mieux vaut tard que jamais.

Cette fanfiction est… bizarre. Enfin, vous vous en rendrez bien vite compte. (au début, rien ne prédispose à une fanfiction)

En tout cas, il s’agit bel et bien d’une fanfiction de par la présence quasi-perpétuelle de personnages venus des univers de Sonic X et Kingdom Hearts. Mais là encore, je n’ai pas tout dit…

Le récit est composé de chapitres et de jours. Les jours sont comme des sous-chapitres.

Des articles connexes animeront ce blog. Ainsi, vous en connaîtrez plus sur les personnages, l’univers, ainsi que les multiples clins d’œil disséminés par-ci delà du récit. (car des références, pour sûr qu’il y en a, c’est le principe de la fanfiction qui veut ça)

En fait, je me demandais bien ce que j’allais pouvoir écrire dans cette petite introduction. Je pense que c’est tout ce que je peux révéler pour le moment.   

Bonne lecture !

 

Thème principal de « 4 Insaisissables » : « New World » de L’Arc-en-Ciel

Ceci est le thème principal de la fanfiction. Je l’écoute toujours avant d’écrire. Elle est parfaitement représentative de la J-Rock que l’on peut écouter lors d’openings d’animes. De plus, les paroles s’accordent à l’histoire. Enfin bref, je n’imagine aucune autre musique pouvant s’accorder avec l’histoire des 4 Insaisissables.  

 

 

 

Par Floppy
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 15:27

City Of Angels II by Ramio

 

7 Juillet

         Cette nuit, les lumières d’Hellfrit, aussi nommée « la cité qui s’élève contre la brume », perçaient l’obscurité pour découvrir ses hauts gratte-ciels aux montagnes environnantes. Le silence absolu : aucune trace de vie ne subsistait à l’extérieur de la ville. Cette dernière n’était entourée que d’une terre désolée, ravagée par l’avidité de l’homme qui ne se préoccupe que de son moi personnel. Aujourd’hui, la brume enlace chaque partie de la ville comme pour rappeler ses erreurs à la hautaine créature.

         Situés  à quelques lieues plus loin, deux individus se dressaient sur le haut d’une colline. L’un fixait la cité d’un air grave, immobile et silencieux. L’autre, situé derrière lui, demandait d’un ton impatient :

- Maintenant que nous sommes ici, tu pourrais au moins me répondre. Pourquoi sommes-nous revenu ?

         L’adolescente s’était adressée au garçon qui lui tournait le dos, continuant d’admirer une ville qui semblait surgir des ténèbres. Un vent violent ébouriffait ses cheveux bruns et il s’éclaircit la gorge avant de répondre :

- Tu sais Sylphie, je ne le sais pas vraiment non plus. C’est comme si j’avais eu une sorte de pressentiment en fait.

         La fille aux longs cheveux blonds fronça les sourcils et s’avança aux cotés du garçon. De la poussière se formait sous ses pas et elle pouvait constater qu’il n’y avait plus le moindre brin d’herbe à l’horizon. La terre brulée semblait couvrir toute la zone ; l’endroit était comme mort.

         Sylphie se tourna vers son compagnon et dit promptement :

- Rentrons.

- J’aimerais aussi, approuva-t-il, mais il faut que j’aille vérifier quelque chose. Je ne peux pas vraiment te l’expliquer, mais je suis quasiment sûr d’y trouver ce que je cherche.

         Il montra la ville de son index et daigna regarder Sylphie pour la première fois en esquissant un sourire.

- Je perçois une présence…

 

         Le son strident du radioréveil fit immerger Well de ses rêves. Grognant un peu, il l’arrêta en songeant avoir passé une bien courte nuit. Il se redressa, se frottant les yeux collés par le sommeil, avant de reprendre ses esprits.

         La fatigue laissa très vite place à l’excitation : le premier jour ! Depuis que la famille avait déménagé dans la banlieue d’Hellfrit, Well, 15 ans, avait été contraint de changer d’établissement scolaire et n’avait plus eu cours depuis un certain temps.

         Sa nouvelle maison était spacieuse et accordait, comme beaucoup d’autres, une large panoplie de baies vitrées donnant vue sur l’extérieur. La chambre, bien que petite, n’échappait pas à la règle et un paysage de quelques coins de verdure s’offrait à la vue de Well tous les jours. A par le lit, le reste de la pièce n’était composé que d’un bureau, pour les études, et d’un clic-clac.

         Après s’être habillé, il descendit l’escalier menant à l’étage inférieur pour rejoindre une vaste salle faisant à la fois cuisine et salon. L’allure des murs, de tons plutôt rouge et blanc, tranchait avec l’obscurité des fenêtres. Sur une table assez design, Well retrouva un post-it laissé par ses parents :

- « Ferme bien la porte, n’oublie pas tes affaires, et surtout, méfie-toi des inconnus. Bisous. » Ouais, ouais…

         Après avoir épelé le message, il le jeta à la poubelle sans en être véritablement conscient, et prépara un bol de lait chaud.

         Le garçon s’assit ensuite à table. Les reflets des baies vitrées retranscrivaient son image et l’empêchait de voir quoi que ce soit à l’extérieur. Son reflet mettait en évidence ses oreilles en pointe, son museau et, bien sûr, sa queue touffue.

         Depuis des millénaires, deux races cohabitaient dans ce monde. Les uns étaient humains, à la peau nue et proches parents du singe, les autres, par contre, ressemblaient davantage à des sortes de renards humanoïdes : les zounés. Seul y différait leur pelage bleuté, facilement reconnaissable.

         Well prit son sac en bandoulière puis sortit de la maison. Il se retrouva dans un quartier où s’alignait des pâtés de maisons toutes similaires. Inconsciemment, son regard se porta vers le haut.

         Comme chaque habitant des lieux, le zouné pouvait observer le miroitement de son reflet en regardant au-dessus de lui. En effet, un énorme dôme de béton et de vitres supplantait les habitations de sorte que l’atmosphère extérieure ne puisse y pénétrer. Les projecteurs qui y étaient allumés diffusaient une lumière jaune à l’instar de ceux dont étaient équipés les parkings souterrains.

         Le garçon suivit l’allée qui traversait le quartier tout en croisant d’autres personnes, afférées à se rendre au travail avec une mine renfrognée. Il pénétra alors dans un vaste tunnel où étaient entreposées des voitures de forme sphérique et montées sur des rails. Well s’assit dans l’une d’elles et une coque en verre, semblable à une bulle, se referma au-dessus de lui tandis que des phares bleus s’allumèrent.

         La plupart des voitures ne comprenaient pas de volant mais un ordinateur qui s’occupait lui-même du trajet à suivre. Well y rentra donc la destination d’Hellfrit et la machine commença à avancer doucement. Elle dû traverser de nombreux embranchements et portes blindées avant d’atteindre l’extérieur, où elle atteignit soudain une vitesse de pointe proche de celle d’un train.

         L’engin s’aventurait alors dans une brume infinie où le champ de vision était grandement restreint. Le coude adossé à la portière, Well observait le défilement monotone de ce paysage grisâtre et sans âme.

         Dans son monde, toutes les régions se ressemblaient de par la présence de cette brume maudite. Une brume qui, en outre de retenir les rayons du soleil, était toxique pour quiconque y respirait l’air trop longtemps. Du coup, tous les habitants furent contraints de vivre entre quatre murs. Des ventilateurs, postés sur les parois, leur fournissaient en air oxygéné en filtrant le poison qui y était contenu. Quant à la nourriture, des serres et des élevages s’entreposaient pour subvenir aux besoins de la population.

         En dehors des constructions humaines, la brume régnait en maître. Les animaux avaient fini par s’asphyxier tandis que les plantes dépérirent, dépourvues de la chaleur du soleil. Il ne demeurait plus qu’une atmosphère glaciale, sans aucune originalité, ni beauté.

         Well pouvait maintenant voir se dessiner des silhouettes en forme de gratte-ciel à l’horizon, son appréhension grimpa. Des gouttes de pluie apparurent sur la coque de l’engin lorsque ce dernier rejoignit un nouveau tunnel souterrain, le conduisant au centre-ville.

         Durant tout le trajet, une certaine tension s’était créée au sein de son esprit. Ce nouvel établissement lui était inconnu et il avait peur d’être rejeté alors qu’il débarquait au beau milieu de l’année scolaire.

         Il atteignit le hall d’entrée du collège et, là, il reçut une claque. La salle était comblée d’élèves, très spacieuse et accueillante au possible. Des baies vitrées s’alignaient sur tous les murs, à tel point que l’on n’aurait même plus pu distinguer la moindre cloison. Les lumières au plafond étaient agréables, aussi chaleureuses que le soleil, et cela renforçait l’impression d’être entré dans un espace ouvert. La seule ombre au tableau se retrouvait au fait que l’université se était située en plein centre-ville ; la vision se heurtait donc aux nombreuses façades des bâtiments environnants, tous entourés d’une brume qui serpentait entre eux.

         Well avançait parmi les élèves et put aussi remarquer que des canapés avaient été disposés par-ci et là. Les jeunes personnes qui y étaient assises parlaient entre elles tout en relisant leurs cours. Visiblement, on n’avait pas l’air de chômer dans ce collège.

         Pourtant, malgré toutes ces belles choses, l’esprit de Well demeurait tiraillé par le nombre quasi infime de zounés présents. L’agglomération d’Hellfrit avait toujours eu une population à majorité humaine, mais il ne s’attendait pas à ce qu’il y en ai si peu ! Néanmoins, il essaya de se rassurer en se disant qu’au moins, dans cette région, il n’y avait que très peu de problèmes de racisme.

         Après quelques curieux regards croisés avec d’autres élèves, il arriva enfin au centre du hall d’entrée. Neuf ascenseurs y étaient attroupés, desservant la cinquantaine d’étages du collège. Après un bref moment d’attente, Well rentra dans l’une des cabines avec un groupe d’autres élèves. Ils n’étaient pas nombreux heureusement, mais cela lui suffit pour éprouver une certaine gêne face à des gens qu’il ne connaissait pas. Il descendit rapidement de la cabine, un haut-parleur annonçant le « niveau 4 – Administrations ».

         Il se rendit devant le premier bureau libre et se présenta à la réceptionniste :

- … je suis nouveau et on m’a dit de venir aujourd’hui.

- D’accord. Vous pouvez attendre ici avec les derniers inscrits, informa-t-elle en montrant un coin où des personnes étaient assises. Votre professeur principal va venir vous chercher.

         Sur ce, la réceptionniste reçut un appel téléphonique et parut se désintéresser totalement de la présence du garçon. Il alla donc s’asseoir. A coté de lui se trouvait un humain aux cheveux châtains qui semblait être de son âge.  

- Hé, l’interpella ce dernier en se tournant vers lui, tu es nouveau toi aussi ?

- Oui, confirma Well, gêné. C’est mon premier jour ici. Et toi ?

- Pareil. Ma sœur et moi sommes inscrits depuis hier seulement, on a eu beaucoup de chance !

         Well remarqua la présence d’une fille à coté du garçon. Elle semblait passive, s’appuyant sur son coude comme si cela faisait déjà un bon moment qu’elle attendait là.

- Tu crois que nous ferons partie de la même classe ? reprit-il.

- Peut-être, je l’espère, opina Well, se sentant déjà plus à l’aise.

- Ce serait bien…

         Le garçon avait affirmé cela de manière décontractée, ce qui rassura grandement le zouné. Tout compte fait, peut-être se faisait-il déjà un ami et la perspective de rencontrer d’autres personnes semblables lui suffit pour calmer son appréhension, très présente jusqu’alors.

         Un ascenseur s’arrêta à l’étage pour laisser sortir une femme d’une quarantaine d’années, s’avançant vers eux :

- Ah ! Voilà notre prof’, fit remarquer le garçon.

- Ce n’est pas trop tôt ! renchérit sa sœur qui n’avait point parlé jusqu’à maintenant.

         L’enseignante arriva enfin devant eux. Son visage rougi trahissait une certaine fatigue : elle devait sûrement avoir couru pour venir jusque là.

- Veuillez excuser mon retard, j’ai eu quelques empêchements, expliqua-t-elle. Laissez-moi vous guider vers votre nouvelle classe.

         Ils la suivirent et grimpèrent jusqu’aux dix derniers étages. Des couloirs donnaient sur plusieurs salles de cours et ils rentrèrent dans l’une d’entre elles où des élèves, déjà présents, discutaient en attendant la venue de leur professeur. Lorsqu’ils la virent entrer, les discussions s’estompèrent et les élèves se levèrent.

- Bonjour, asseyez-vous, prononça-t-elle alors que les adolescents s’exécutèrent.

         Les trois nouveaux élèves se présentaient, debout devant la classe, scrutés par une trentaine de regards inquisiteurs. Well remarqua bien vite qu’il était le seul zouné dans cette salle mais, contrairement à tout à l’heure, il s’y était attendu.

- Voici donc les trois nouveaux élèves qui vont finir leur année d’étude dans cette classe, déclara la professeure en les présentant. Voici leur nom : Well Woner, Sylphie Zyrell et Evanet Zyrell. J’espère de votre part le meilleur des accueils possibles car le changement d’établissement est une étape difficile. Je demanderais donc aux deux élèves délégués de leur faciliter la tâche, si l’un d’entre eux se sent perdu bien sûr. Vous pouvez maintenant regagner vos places.

         Elle s’était adressée aux nouveaux élèves et chacun trouva sa place parmi les trois disponibles. Well s’assit à coté d’une humaine qui le salua amicalement. Le cours commença et le zouné pouvait maintenant se sentir beaucoup plus soulagé qu’auparavant.

 

         Le cours terminé, les élèves se dépêchaient de ranger leurs affaires pour aller déjeuner. De leur coté, Sylphie et Evanet furent rejoins par un garçon aux allures de matheux et de petite taille. Il semblait vouloir leur montrer les différents étages du collège.

«  Ils vont sûrement passer une éternité pour tout visiter ! pensa Well. Il vaut sans doute mieux que je découvre tout par moi-même. »

         Mais lorsqu’il franchit la porte de sa classe, une voix s’exprima derrière son dos :

- Où vas-tu comme ça ?

         Il se rendit compte que sa voisine du cours précédent l’avait rejoint.  Elle avait des cheveux noirs et courts, ses yeux viraient au brun très foncé et elle était caractérisée par une simple jupe avec un gilet mêlant le noir et le blanc.

- Je suis la seconde déléguée de la classe et la prof a dit que je devais m’occuper de toi, l’informa-t-elle. Tu ne vas jamais t’y retrouver si tu pars seul !

- Bon… Bah, si ça te fait plaisir, répondit Well, un peu désorienté.

- Super ! Laisse-moi te montrer…

         Elle marcha devant lui et proclama :

- Ici, ce sont des couloirs !

         Restant dans une position théâtrale, elle montrait les couloirs en étendant les bras. Le zouné n’eut pas vraiment l’air de bien comprendre.

- Non mais… Je le savais déjà, ça, quand même…

- Ah ? Veux-tu que je te présente les ascenseurs alors ?

- Non, ça va merci. Présente-moi seulement ce que je ne connais pas, d’accord ? Ton nom par exemple. Comment tu t’appelles ?

- Ah, j’avais complètement oublié ! s’exclama la fille. On m’appelle Nemo.

         Nemo. Ce nom lui paraissait bizarre pour une fille, mais Well ne voulut pas en savoir davantage ; son ventre commençait déjà à se manifester.

- Ok Nemo, allons à l’ascenseur. J’ai juste envie de manger.

- Pas de problème, assura-t-elle. Le self est au 54ème étage.

         Well se rendit bien vite compte que ce 54ème niveau constituait le sommet de la tour de son collège. Là encore, lorsque Nemo et lui sortirent de l’ascenseur, il fut agréablement surpris. Entièrement couverte d’un dôme de verre, la salle paraissait s’élever seule vers le Ciel et permettait d’observer les paysages malgré la brume persistante qui recouvrait les alentours.

- Viens, lui conseilla Nemo en se dirigeant vers une longue file de queue. Si tu restes là, tu ne risques pas de manger de sitôt !

         Sans quitter le plafond transparent des yeux, Well la suivit. Après une longue attente, les deux camarades de classe trouvèrent enfin un emplacement pour s’asseoir parmi les quelques centaines d’élèves qui déjeunaient au même moment.

- Pff, brocolis…

- Che ne vois pas che qui te dérange, ch’est très bon, déclara Nemo, la bouche pleine.

- Mouais, pour ceux qui aiment !

         Il leva les yeux au ciel. Il parut alors se figer et observait distraitement la structure au-dessus d’eux. L’adolescente, elle, continuer de manger sans se soucier de quoi que ce soit.

- En fait, je pensais plutôt que ça se passerait mal, reprit-il.

- De quoi ?

- Ma première journée ici.

- Tu n’aurais pas dû t’en faire, assura Nemo tout en attaquant son dessert. Les gens sont plutôt du genre « sympa » ici. C’est puisque tu n’as pas vu beaucoup de zounés, c’est ça ?

- Heu… non pas du tout, je t’assure !

         Les sourcils soudainement froncés de son interlocutrice lui fit bien vite comprendre qu’elle avait touché droit au but.

- Enfin… peut-être un peu, admit-il. Mais comment l’as-tu su ?

- Il suffisait de voir ton regard anxieux balayer toute la classe pour s’en rendre compte. Les deux autres paraissaient plus calmes.

- Et moi qui pensais ne pas me faire remarquer…

- C’est lou-pé ! se moqua Nemo en faisant de grands gestes ridicules avec ses mains.

- Oui, je crois… répondit Well, plutôt gêné par les regards étranges que lancèrent de nombreux élèves sur sa voisine.       

         Tandis que sa voisine s’esclaffait, Well surprit involontairement  Evanet et Sylphie dans une conversation mouvementée, à une table plus loin. L’intello les avait quitté et ils semblaient se donner la réplique l’un à l’autre. Malheureusement, le zouné ne put rien entendre, leurs voix étant couvertes par le brouhaha ambiant.

- Qu’est-ce que tu regardes ? lui demanda Nemo.

- Vois par toi-même, avisa Well en lui montrant les deux élèves se chamailler. Tu prétendais qu’ils étaient du genre plutôt calme tout à l’heure.

- Je disais ça par rapport à ce matin, et ce n’est pas bien de montrer les gens du doigt !

- Oui, bien sûr.

         Well arrêta d’y prêter attention et décida de changer de sujet :

- Je n’imaginais pas non plus découvrir ici des espaces aussi ouverts sur l’extérieur. On n’a même plus l’impression d’être enfermé !

- Détrompes-toi, disconvint la fille, la brume est toujours présente et on se fait bien vite à l’endroit.

- Peut-être, mais c’est quand même impressionnant, non ?

         Là-dessus, le visage de Nemo parut devenir plus sérieux.

- Je ne trouve pas. Quoi que l’on fasse maintenant, dans ce monde, nous serons toujours cloitrés à l’intérieur de bulles, tous occupés à tourner en rond tels des poissons dans leur bocal. Des générations sont passées depuis que nous ne ressentons plus ni la chaleur, ni le froid, ni le vent. Nous nous sommes sclérosés et nous n’auront plus jamais les mêmes libertés que nos ancêtres. Non, ce qui serait VRAIMENT impressionnant, je trouve, c’est que cette fichue brume disparaisse !

         On discernait facilement de la rancœur sur son visage. Well resta figé sur sa chaise et mit un temps avant de répondre :

- Je sais déjà tout ça, pas besoin d’en remettre une couche. Mais je pense qu’il vaut mieux voir le bon coté des choses et se dire que ça aurait pu être pire. Tu l’as dit toi-même après tout : la brume ne disparaîtra pas.

         Nemo parut se calmer d’un coup. Son expression se transforma rapidement en tristesse.

- Oui, tu as raison… Désolé pour ce que j’ai dit, je ne vais pas très bien ces derniers temps.

         Elle tourna la tête et regarda à travers les vitres. Lorsque Well remarqua une larme perler sur sa joue, il essaya de détendre l’atmosphère :

- Bon, on ne va pas faire comme les deux autres non plus ! Veux-tu un autre dessert pour te remonter le moral ?

         L’expression de Nemo changea subitement lorsqu’elle remarqua la larme sur sa joue et l’effaça rapidement d’un air gêné. Elle rétorqua bien vite :

- Non mais tu n’as rien de mieux à me proposer ?! On voit bien que tu ne sais pas parler aux filles !

- Je me débrouille comme je peux ! se défendit Well, déstabilisé.

- Tu sais où tu peux te le mettre ton yaourt ?!

- Beuh…

         La discussion continua ainsi sur une bien meilleure mesure. Pendant ce temps, au loin, d’autres garçons regardaient le duo d’un air mesquin.

 

         La sonnerie retentit lorsque les élèves se rendirent en classe pour une nouvelle séance de torture intellectuelle. Tout compte fait, Well pouvait s’estimer heureux : la journée allait bientôt se terminer et il semblait déjà s’être fait une nouvelle amie, malgré ses bizarreries telles que la trentaine de marqueurs qui s’entassaient dans sa trousse.

- J’écris tout le temps en fluo car je ne peux pas m’en passer, lui expliqua-t-elle après qu’il lui eut fait part de son étonnement. C’est beau, mais ce n’est pas autant pratique lorsque je dois apprendre des leçons, je n’y vois quasiment rien !

- Et pourquoi tu ne repasserais pas par-dessus avec un crayon ?

- Bah… Puisque j’en ai pas voyons !

- Tu peux bien t’en acheter !

- Peut-être, mais tu vois bien qu’il n’y en a pas dans ma trousse pour l’instant, regarde !

         Elle la lui montra tout en faisant tomber quelques marqueurs par-ci et là. Well qui avait acquiescé d’une grimace se répéta en susurrant : « Surtout ne pas comprendre, ne pas comprendre… ».

         L’heure de cours se termina rapidement. Well avait tellement bien suivi ce dernier qu’il n’avait pas vu le temps passer. Tandis que l’enseignante rejoignait une autre de ses classes, les élèves quittèrent la salle à leur tour pour se rendre aux labos : dernier cours de la journée.

         Mais lorsque Well voulut ranger ses livres, il constata bien vite que son sac n’était plus à ses cotés. Le bruit d’une lourde chose que l’on aurait délibérément lancé dans la poubelle se fit entendre alors. Le zouné se retourna vers ses agresseurs et vit trois garçons : l’un, les mains en l’air, la mine réjouie comme s’il venait de marquer un « 3 points » au basket, les deux autres l’applaudissant.

         Well, qui sentait la nervosité lui monter, choisit pourtant de lui parler avec calme. Il n’avait aucune envie de déjà se créer des problèmes dès le premier jour.

- Tu avais vraiment besoin de faire ça ? demanda-t-il d’un ton sérieux.

- Ouais, je trouve ça marrant, pas toi ? répondit le garçon avec un sourire moqueur. Je trouve que ton sac n’a jamais trouvé meilleure place. Après tout, il faut bien réorganiser les choses…

- Qu’est-ce que tu dis ?!

         Les deux autres semblaient retenir leur rire tandis que Well s’approchait d’eux. Les élèves encore présents fixaient la scène, immobiles, tels des spectateurs assistant à une pièce de théâtre. Evanet et Sylphie les observaient à travers la porte, leurs affaires sous le bras.

- Oh ! On veut se rebeller ? ironisa l’agresseur.

- Dis-moi quel est ton problème d’abord, somma le zouné.

- Tu es un looser, Woner. Tu aimes trainer avec la Zarbi, n’est-ce pas ? On a vu que tu t’entendais très bien avec elle.

         Well se retourna vers Nemo, l’air de ne pas comprendre. Celle-ci fixait le garçon qui la désignait d’un regard haineux.

- Tu ne pourrais pas m’oublier parfois ?! lui cria-t-elle, excédée. C’est à cause de gens comme vous que je n’ai toujours pas trouvé d’amis ici !

- Mais tu as vu ta tronche aussi ?! rétorqua-t-il. Toujours aussi bizarre et lunatique… Tu ne manques d’ailleurs jamais de te faire remarquer dès que l’on parle de TA planète !

- Je suis désolée mais… l’état actuel de la planète est déplorable. J’espère seulement qu’un jour elle puisse guérir…

- C’est surtout l’état de ton cerveau qui est à déplorer ! Tout le monde sait bien que la planète est foutue ! Le temps des faux espoirs est passé !

- Mais peut-être qu’elle peut avoir raison, qui sait ? intervint Well en prenant sa défense.  

         Le garçon le regarda, surpris. Un sourire apparut sur son visage avant qu’il ne lui décocha un puissant poing dans le ventre. Le zouné s’agenouilla en gémissant, sclérosé par la douleur.

- Toi, quand tu pourras la ramener… soupira son agresseur. Aller on se casse, j’en ai marre de ces deux guignols.

         Le groupe des trois garçons sortit de la classe sous les protestations vaines de Nemo. La colère l’aveuglant, elle jeta sa trousse sur l’un d’eux : celle-ci rata bien entendu sa cible et laissa s’éparpiller les marqueurs sur le sol. Les autres élèves leur emboitèrent le pas : le spectacle était terminé. Seuls restaient Well, se relevant avec difficulté, et Nemo, ramassant ces affaires tout en vociférant mille noms d’oiseau.

- Mais qu’est-ce qu’il a, lui, à toujours vouloir s’acharner sur moi ?! continuait-elle. Je ne lui ai jamais rien fait de mal ! Tu parles d’une classe !

         Elle rangea sa trousse dans son sac tandis que Well s’approchait d’elle, la main sur le ventre.

- Oh, Well, ça va ? demanda Nemo qui venait juste de le remarquer. Tu n’étais pas obligé de prendre ma défense, tu sais.

- Bah… J’en ai vu d’autres, t’en fais pas, rassura-t-il en grimaçant.

         L’adolescente esquissa un sourire à peine distinct avant de sortir de la classe. Elle s’arrêta dans les couloirs, s’interrogeant :

- Quel cours on a déjà ?

- Sciences, soupira Well. Et ce n’est que mon premier jour…

- Les emplois du temps changent constamment dans ce bahut, ce n’est pas ma faute, répondit Nemo en cherchant une excuse. Et puis, tu pourrais au moins te dépêcher : nous sommes à la bourre, je te rappelle !

         Sur ces mots, Well acquiesça rapidement et rejoignit sa camarade qui marchait déjà en direction des labos. Ils empruntèrent l’ascenseur le plus proche et se rendirent à une trentaine d’étages plus bas.

         Déambulant dans les couloirs, les deux élèves entendirent soudain des voix qui s’éclaircirent à leur approche. Bientôt, elles ne furent proches que de quelques mètres, leur permettant de les entendre aisément :

- Voyons, c’est insensé…

- Tu savais pourtant que je ne pouvais pas rester là sans rien faire…

         Well et Nemo s’approchèrent du coin d’un mur, observant la discussion. Ils avaient beau être en retard, rien ne pouvait plus les empêcher d’écouter ; l’envie de curiosité dominait chez l’un comme chez l’autre. Et, de toute façon, les deux individus discutaient sur leur chemin, ce qui les contraignait à s’arrêter s’ils ne voulaient pas que la conversation se termine.

         Well se décala du mur discrètement afin d’obtenir une vision d’ensemble de la scène. L’angle qu’occupait une machine à café permettait de rendre le zouné encore plus indécelable, une allée de baies vitrées composait une grande partie du mur opposé, et il reconnut avec stupeur les deux personnes qui débattaient : Evanet et Sylphie.

- Qu’est-ce qu’ils fichent, ceux-là ? murmura Well, intrigué.

         A ses cotés, Nemo regardait les deux élèves attentivement. Ils avaient tous deux l’air tendus, l’atmosphère semblait lourde.

- Tu es sûr qu’il n’y a pas d’autres solutions ? demanda Sylphie, inquiète.

- Aucune, affirma Evanet. Je suis désolé, mais c’est le seul moyen dont nous disposons pour la délivrer de ses peines.

         Sylphie paraissait déconcertée et réfléchissait activement à une autre alternative. Son acolyte se rapprocha d’elle :

- Sylphie, c’est notre seule chance ! Tu ne vas tout de même pas la laisser tomber ?! Rejoins-nous, s’il-te-plaît.

         Interloquée, la jeune fille recula instinctivement. Elle commençait visiblement à paniquer :

- Non… je ne veux pas ! Tu dois bien me connaître après tout ce temps passé ensemble. Je ne peux pas te laisser faire ça ! Tu le sais, n’est-ce pas ?!

         Le garçon, surpris de sa réaction, s’énerva :

- Mais pourquoi réagis-tu ainsi ? Tu ne vas quand même pas t’interposer ?! Pas face à moi !

         Une larme coula de la joue de Sylphie tandis qu’elle répliquait, d’un air déterminé :

- S’il le faut, je le ferais !

- Tu es folle ! Tu sais très bien qui de nous deux a raison !

- Non, je ne crois pas ! Je suis prête à donner ma vie pour…

         Elle s’arrêta, les larmes l’empêchant d’en dire plus. Well et Nemo, toujours cachés, éprouvaient une certaine tristesse à les voir se parler ainsi. Après un moment de silence, Evanet lui parla calmement tout en endossant un ton résolu :

- Sylphie, je n’ai pas envie de me battre, surtout contre toi. Cela ne nous mènerait à rien. Mais si tu as choisi ton camp, saches que j’ai aussi choisi le mien et que plus rien ne pourra plus me retenir dorénavant…

         Il recula, face au visage larmoyant de son amie, et lui conseilla à la manière d’un adieu :

- Veille bien sur elle. Moi, je m’occuperais de les détruire…

         Il lui tourna le dos et marcha en direction de Well, laissant Sylphie derrière lui. Le zouné n’eut même pas le temps de s’inquiéter de l’approche d’Evanet qu’un phénomène étrange se produisit.

         Dans une lumière étincelante, une épée en forme de clé apparut sur la main de Sylphie tandis qu’elle se précipitait vers lui, poussant un cri de rage. Evanet n’eut même pas le temps d’esquiver le coup, que celui-ci le projeta violemment contre les baies vitrées. Ces dernières se brisèrent sous la violence du choc ; le garçon tomba en chute libre. Well et Nemo, qui avaient assisté à toute la scène, étaient paralysés de terreur. Rapidement, l’air empoisonné de la brume commença à envahir la pièce tandis que Sylphie haletait, face à la baie vitrée.

         Alors que tout semblait prédire à un assassinat, les deux observateurs furent surpris de voir Evanet réapparaître, en suspend dans les airs, sous une toute autre forme. La colère animait son visage et la prestance de ses ailes, nouvellement apparues sur son dos, le rendait encore plus menaçant. Mais le plus intimidant encore se trouvait au niveau de son bras duquel s’effilait une longue épée hérissée de quatre autres lames.

- Tu me déçois, Sylphie, engagea-t-il. Je te pensais bien trop humble pour attaquer un adversaire de dos !

- Je… je ne peux pas te laisser partir ! lança la fille, qui peinait elle-même à croire ce qu’elle avait osé faire. Malgré sa détermination, quelques spasmes sur son visage trahissaient son manque d’assurance.

- Bien, conclut seulement Evanet. Voyons jusqu’où peut te leurrer ta fidélité !

         Il se rua soudainement sur elle qui para l’attaque avec difficulté, à l’aide de sa clé géante. S’en suivit un enchaînement d’offensives extrêmement rapides et violentes de la part des deux combattants.

         Durant le duel qui se déroulait sous leurs yeux, Nemo ne put s’empêcher de s’écrier :

- On ne peut pas les laisser se battre entre eux, ils vont finir par se tuer s’ils continuent !

- Tu as peut-être raison, admit Well qui ne détournait pourtant pas son regard de l’horrible spectacle. Mais comment pourrais-tu les arrêter ? Ils n’ont pas l’air dans leur état habituel.

         Observant toujours la scène, le zouné faillit ne pas remarquer Nemo qui avait décidé de se précipiter à leur rencontre. Il la saisit juste à temps par le bras et la contraignit à revenir se planquer.

- Mais qu’est-ce qui t’as pris ?! s’exclama-t-il. Tu veux te faire réduire en pièces ou quoi ?!

- Je tentais seulement de trouver une solution ! se défendit Nemo.

- Bon, écoute-moi bien. Primo : pas de solution sans réflexion. Deuxio : la salle est inondée par la brume ; un pas de plus et tu rentrais en son contact. Tu pourrais au moins me remercier de t’avoir…

         La lutte qui se disputait se fit de plus en plus violente, l’empêchant de terminer sa phrase. Evanet essaya d’érafler son adversaire sur les cotés mais ce dernier l’esquiva d’une adresse remarquable. Les enchaînements devenaient de plus en plus techniques mais on pouvait constater que ni l’un ni l’autre n’avait encore subi de blessure. Seul le contact des deux épées, s’entrechoquant à chaque parade, raisonnait le long des couloirs.

         L’avancée menaçante de la brume ne semblait pas pour autant déstabiliser les deux duellistes tandis que Well et Nemo se couvraient le nez (et le museau) pour mieux respirer. Bientôt, des éclairs éblouirent l’endroit, annonçant un orage proche.

         D’un revers parfait, Sylphie arriva enfin par surprendre son adversaire et le repousser contre le mur. Elle chargea sur lui, la clé pointée vers l’avant. Evanet, fermant les yeux, présenta ses cinq lames acérées devant lui d’un geste instinctif de défense.

         Puis, plus rien. Sylphie avait arrêté sa charge, le silence s’installa. Un silence lugubre… Il sentit alors que quelque chose avait pénétré son arme et resta les yeux clos, sachant déjà ce qu’il venait de se passer.

         La grande clé était tombée par terre. Son porteur ne tarda pas à la rejoindre et s’évanouit à son tour, ses vêtements tachés de sang. Sylphie venait de se blesser mortellement et quitta ce monde sans aucun soupir, sans qu’aucune expression ne s’afficha sur son visage.

         Evanet se mit rapidement à pleurer, les yeux toujours fermé. Il n’avait pas pensé devoir arriver jusqu’à là, il n’avait pas voulu que cela se produise… Et pourtant, maintenant que le pire avait été commis, il ne pouvait qu’y croire sans même daigner regarder son œuvre.

         Il sentait que Sylphie venait de perdre son âme par sa faute. Plus aucune présence n’émanait de son corps dorénavant et regarder celui-ci, gisant par terre, n’aurait rien arrangé. Evanet ne voulait tout simplement pas la voir ainsi. Il préférait garder des images d’elle vivante, et rien d’autre.

- Sylphie, pourquoi ne m’as-tu pas rejoint ? demanda-t-il comme s’il s’adressait à elle. Nous étions inséparables, nous faisions tout ensemble… Mais, ça, c’était avant. Et pourtant je suis convaincu de ne pas avoir tort ; ma quête ne me semble pas la plus juste mais elle reste nécessaire.

         Il ouvrit enfin les yeux, regarda Sylphie et affronta cette vision en la fixant durant plusieurs secondes :

- Maintenant, je prends conscience de ma décision. Il faut que tu me comprennes, c’est un mal pour un bien ! Et puis…

         Il entendit des pas qui s’approchaient de lui et ne put continuer sa phrase, surpris. Nemo était sortie de sa cachette et se rendait auprès de Sylphie, le visage blême. Well, qui était resté derrière le pan de mur s’en voulait de ne pas avoir pu la retenir, mais le gaz de la brume l’affaiblissait déjà assez et il ne pouvait donc pas la rejoindre.

         Evanet déploya ses ailes et s’envola immédiatement après l’avoir remarqué. Nemo leva le bras comme pour l’inciter à rester mais celui-ci était déjà parti. Il ne restait donc plus que le corps inerte de Sylphie, qu’elle regardait bêtement, debout. Elle ne pouvait quasiment plus parler, la brume commençait à envahir ses poumons et elle sentait la nausée lui monter à la tête.

         Puis, bizarrement, le corps de Sylphie devint de plus en plus transparent et disparut entièrement en moins de cinq secondes. Well et Nemo, n’ayant encore jamais vu un phénomène pareil crurent tous deux que c’était sûrement dû à la brume.

         Nemo poussa un vif soupir et ses jambes fléchirent. La voyant s’effondrer par terre, Well mit à contribution ses dernières forces pour la rejoindre.

« Si elle reste ici, elle va mourir, pensa-t-il. Il faut absolument que je l’emmène loin de cet endroit. »

         La brume commençait à devenir si dense que la salle s’en trouvait toute grisâtre et floue. Malgré le manque de visibilité, le zouné arriva par se frayer un chemin vers son amie. Il arriva par la soulever tout en retenant sa respiration le plus possible et, chancelant un peu à cause des vertiges causés par la brume, rejoignit l’ascenseur qui les emmena à l’étage de l’infirmerie.

         Sur son chemin, il pouvait voir des classes vides : l’alerte de l’intrusion de la brume dans le bâtiment avait dû déjà être donnée.

         Arrivé devant l’infirmière du collège, Well ne put correctement expliquer ce qu’il venait de se passer ; on l’aurait vite pris pour un fou sinon. Il inventa alors une coïncidence selon laquelle il marchait dans les couloirs et aurait vu Nemo, inconsciente et cernée par la brume. Bien que l’infirmière paraissait dubitative quant à savoir pourquoi cet élève se trouvait dans les couloirs au lieu d’être en cours, Well estimait que c’était déjà mieux que rien.

         Un lit fut trouvé et on pria le zouné de sortir. Inquiet, ce dernier ne put s’empêcher de rester une heure de plus en face de l’infirmerie, rechassant ses pensées. Jamais il n’avait connu pareils phénomènes de toute sa vie : voir un élève se transformer en ange surarmé n’avait rien de bien banal. Puis, il pensait à Sylphie et s’interrogeait sur le motif de la dispute : que pouvait-il y avoir de si important pour pousser un frère et une sœur à s’entretuer ? Dans tous les cas, Well n’en revenait toujours pas d’avoir été le témoin d’un meurtre commis sous ses yeux ; ce qui le chamboulait encore plus.

         Un homme âgé de grande carrure entra dans l’infirmerie et se mit au chevet de Nemo. Well comprit facilement qu’il s’agissait de son père par le regard triste qu’il apposa sur sa fille. Demandant des informations à l’infirmière, cette dernière ne put que répéter la fausse version que lui avait transmise le zouné.

         Des ambulanciers arrivèrent alors et emmenèrent la fille sur un lit à roulettes, le père fermant la marche. Well, qui ne s’attendait pas à un tel déploiement, vit son inquiétude augmenter pour son amie. Passant tout près de lui, le père reconnut le zouné qui avait ramené sa fille mais, au lieu de lui montrer le moindre signe de reconnaissance, il lui adressa un de ces regards froids et sévères qui savent si bien exprimer à la fois le dédain et la haine. Devant cette attitude, Well ne put s’empêcher de réprimer un frisson.

        

Rentré chez lui fort tard, sa mère essaya en vain de lui soutirer quelconque explication. La porte de sa chambre claqua sous ses protestations et Well s’allongea sur son lit, ne parvenant pas à chasser les images qui s’accumulaient dans son esprit. Se reportant toujours à Nemo, il espérait vivement qu’elle n’eut rien de trop grave. Quant à Sylphie… il ne savait même plus trop de quoi en penser.

Le souvenir de ce qu’avait dit Nemo au sujet de la planète lui vint alors. Ceci eut l’effet d’un anesthésiant sur son esprit, le rendant déjà plus détendu. Lentement, il se redressa et regarda à l’extérieur d’un air songeur.           

 

Par Floppy
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 23:03

« Raah, mais quel arnaqueur ! Pas une seule apparition de Sonic ni de Sora, c’est quoi ce binz ? C’est pas une fanfiction ça ! »

 

Mais si, mais si, c’est une fanfiction, voyons ! Et cette grosse clé alors ?

 http://www.chic-affaire.com/secret-marketing/cle.png

« Boarf, elle est pourrie ta clé ! »

 

Ingrat va ! Je n’en suis qu’au prologue aussi. Et, je l’avoue, tout ce joyeux monde ne débarquera qu’à partir d’un certain point du récit. Prends donc ton mal en patience…

 

Univers

 

Well vit dans un monde post-apocalyptique. Bon nombre des espèces ont été décimées par une brume empoisonnée et les habitants ont été contraints de construire une nouvelle société. Deux espèces cohabitent, les humains et les zounés, avec plus ou moins d’harmonie. Ils ont été contraints d’abandonner leurs territoires respectifs pour tout reconstruire sous la forme de dômes de verre, de sous-terrain ou de gratte-ciels. Après de nombreuses années, les habitants ont fini par s’accoutumer de leurs nouvelles conditions de vie et acceptent leur sort sans rechigner.

 

Cet univers n’est pas issu de quelconque série mais des influences subsistent.

 

Personnages


Well : 16 ans. Yeux jaune. Ce renard bleu humanoïde ne vient d’emménager dans la région d’Hellfrit que très récemment. Un peu anxieux sur les bords, il reste néanmoins volontaire dès qu’il s’agit d’aider quelqu’un.

 

Nemo : 15 ans. Cheveux noirs et courts. Yeux marron. Cette fille possède un caractère très lunatique, ce qui la rend imprévisible. Cela ne l’arrange pas pour trouver des amis, d’autant plus que ses idées n’intéressent personne.

 

Evanet : 16 ans. Cheveux châtains. Yeux marron. Il est le frère de Sylphie et peut se montrer amical quand il veut. Il se découvre être un ange résolu à accomplir une quête qui n’engage que lui. Ses intentions sont encore inconnues.

 

Sylphie : 16 ans. Cheveux blonds et longs. Yeux bleu. Elle est la sœur d’Evanet. D’un caractère plus incisif, elle n’hésite pas à s’opposer à ce qu’elle ne trouve pas juste. Ce qui la perdit lorsque son propre frère entama un combat contre elle.

 

Influences


Well : Au sein de tous mes récits, Well est d’habitude le personnage principal de l’aventure. Son nom « Woner » est un mauvais jeu de mot que j’avais trouvé en 5ème (shame on me, I run away !!!!). Dans les 4 Insaisissables, ce

personnage, bien qu’important, ne joue pas le 1er rôle.

 

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Nemo : Nemo ? Le petit poisson clown de Pixar ? Bien sûr que non ! Son nom provient d’une musique du célèbre groupe de Nightwish qui est sensationnelle. Les paroles n’ont pourtant rien à voir avec l’histoire de la protagoniste.

 

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Hellfrit : En perte d’inspiration pour trouver le nom de cette ville, j’ai dû piocher dans Final Fantasy. Prenez Ifrit, accolez-le à l’atmosphère pour laquelle il se trouverait le mieux mis en valeur, et voici Hellfrit.

 

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L’emplacement d’Hellfrit : Hellfrit est située en plein milieu d’un désert, aucune vie n’anime ce dernier. On peut faire une analogie avec la ville de Midgar de Final Fantasy VII qui se dresse aussi comme un champignon au beau milieu d’une terre désolée. Cependant, la cause n’est pas la même, Midgar absorbe l’énergie de la terre environnante tandis qu’Hellfrit est cernée par une brume maudite.

 

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La brume : Elle a de fortes similitudes avec le miasme de Final Fantasy Crystal Chronicles. Dans ce jeu, l’univers est aussi baigné dans une atmosphère empoisonnée qui empêche les habitants de sortir de leurs villages, protégés par des cristaux purificateurs.

 

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Le réveil de Well : L’une des choses les plus classiques pour commencer une histoire, c’est de faire se lever le héros de son lit ! C’est une chose très courante dans les jeux video comme Zelda : Ocarina of Time ou Chrono Trigger. Et oui, il n’y a pas que nous qui nous réveillons le matin !

 

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Le collège : Si je devais m’imaginer le bâtiment de l’intérieur, son architecture ressemblerait plutôt à la fac de Balamb de Final Fantasy VIII. L’ascenseur au milieu de grand hall permet d’accéder à tous les étages de l’établissement, exactement comme à Hellfrit.

 

Anecdotes


L’arme d’Evanet : Je ne sais pas si c’est bien expliqué dans le prologue car l’action va crescendo à ce moment du récit. C’est une épée à 5 lames.

 

« Oki, c’est un rasoir quoi. »

 

C’est selon. Au lieu d’avoir une seule lame, quatre autres s’effilochent sur les 4 points cardinaux du pommeau. Enfin bref, ça fait un peu sapin de Noël, mais on voit mieux le genre.

 

« Ah ça oui, je vois beaucoup mieux ! » 

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Mouais, c’est le principe ! XD

 

Thème du 1er prologue : "Nemo" de Nightwish

 

 

 

 

Par Floppy
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 11:40

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11 Juillet


- Tu n’as pas remarqué ? Dellia n’est pas là cette année.

         Yacel était trop absorbé par ses pensées pour l’entendre. Ou peut-être était-ce le brouhaha ambiant ? Dans tous les cas, il continuait de regarder les voitures doubler le bus à travers la vitre.

- Eh, tu m’écoutes ?

- Qu’est-ce que tu veux ? demanda Yacel en réagissant enfin.

- Je disais que je n’aperçois pas Dellia dans le bus.

         Assis tout à l’arrière, complètement vautré contre la vitre, Yacel se redressa histoire d’y voir plus clair. Assis à coté de lui, Cyl le regardait derrière ses grosses lunettes d’intello, tenant un livre épais entre ses mains.

- Je n’y vois rien d’ici, soupira Yacel en s’affalant de nouveau. Dis-moi s’il y a des gens qu’on connaît.

- Bah, tout d’abord, il y a Xad et Dany. 

         Un peu plus en avant, deux garçons jouaient aux osselets pour passer le temps. Xad était le plus jeune mais aussi le plus réactif : c’est lui qui semblait gagner toutes les parties. Dany, lui, était de peau noire et portait autour du cou une petite planche de surf, symbole de son sport fétiche.

- Les casse-cous donc, résuma Yacel tandis qu’un des osselets traversa toute une rangée d’adolescents. On verra si on aura l’occasion de faire du surf avec eux.

- Je vois Drif aussi, avertit Cyl. Dellia a toujours eu l’habitude de s’asseoir à coté d’elle mais elle est seule cette fois-ci.

         Il était impossible de rater Drif du regard, dont l’énorme casque audio dépassait du dossier de son siège. Fan-accro de rock, elle préférait largement occuper ses voyages à écouter de la musique plutôt qu’à parler d’on ne sait quelle nouvelle idole de la pop.

- Et puis, comme d’habitude, il y a Bendane…

- Rah nan, pas lui…

- …assis à coté du mono, informa Cyl en continuant.

         Tout à l’avant du bus, un adolescent du même âge qu’eux discutait tranquillement avec un homme d’une vingtaine d’années.

- C’est Sepal, le même moniteur que l’année dernière, continuait Cyl. Tout le monde l’appelait « le militaire », tu te rappelles ? Mais en fait, on m’a dit qu’il voudrait juste devenir gendarme.

- Bof, c’est la même chose, soupira Yacel. Et d’où sais-tu tout cela ?

         Cyl releva ses lunettes de son index et prononça, d’un ton plus ridicule que mystérieux :

- J’ai mes sources…

- C’est ça… dis plutôt que tu as sympathisé avec Bendane derrière mon dos.

- C’est même pas vrai ! contesta l’intello, essayant en vain de contenir un rictus nerveux.

- Mouais… j’y vois déjà plus clair. En tout cas, si tu pouvais arrêter parfois de me prendre pour une and… ouch !

         Un nouvel osselet perdu coupa court à la conversation, Yacel l’ayant reçu en pleine poire. Les deux mains sur son nez, il bredouillait des mots incompréhensibles qui ressemblaient à « Mesh quelle pande d’afrutis ! ».

- Désolé, s’excusa Dany, tu ne l’aurais sûrement jamais reçu si Xad avait été plus doué.

- Plus doué ?! s’exclama son voisin. Tu ne fais que les lancer n’importe où depuis tout à l’heure !

- Haha ! Et blagueur en plus ! ironisa-t-il.

         Sepal, le moniteur, se leva et empoigna le micro pour se faire entendre de tous. Vu aux premiers abords, il était brun aux cheveux courts et portait une veste rappelant la tenue de camouflage des militaires ; d’où son surnom. Pourtant, sa ceinture laissait percevoir un étui dans lequel pouvait être rangé un pistolet. Quant à savoir si c’était pour faire genre ou si l’arme s’y trouvait bel et bien, nul ne le savait.

- Nous quittons l’autoroute et allons bientôt arriver au centre de loisir, adressa-t-il au groupe. Préparez-vous et vérifiez de ne rien avoir oublié d’important lorsque vous sortirez du…

         Soudain, une lumière sortie de nulle part, d’abord douce puis éblouissante, leur fit perdre l’usage de la vue durant plusieurs secondes. Peu d’exclamations se firent entendre mais cela suffit pour que le moniteur ne puisse continuer.

         L’étrange phénomène se dissipa et leur vision redevint plus nette. Devant lui, deux rangées d’adolescents lui faisaient face, les visages emplis d’interrogations.

- Et… et surtout réglez le flash de vos appareils photo, merci.

         Un brouhaha d’exclamations se fit entendre alors que Sepal se rasseyait. On pouvait percevoir des « T’as vu le blanc ?! » comme autant de « Mais c’est qui ce barge ?! ».

- T’as vu ça ?! s’écria Cyl à son tour. On n’y voyait plus rien !

- Ouais, dit simplement Yacel. Je me demande d’où ça s’est produit.

- Ne me demande pas, j’en sais vraiment rien.

Les discussions continuaient tandis qu’apparaissaient au loin tout un tas d’installations sportives ; l’arrivée paraissait imminente.

- En tout cas, on dirait qu’une grande majorité du bus ne l’a pas remarqué, avisa Cyl.

- Que veux-tu dire ?

- Ben, tout d’abord, le chauffeur ne s’est pas arrêté malgré l’absence de vision. Et puis, les autres ont l’air bien plus préoccupés par le blanc du mono que par un quelconque flash. A mon avis, ils ne l’ont sûrement même pas aperçu.

- Quoi ?! Alors comment se fait-il que nous l’ayons vu, nous ? s’interrogea Yacel.

- Mais je n’en sais strictement rien, moi ! répondit vivement Cyl. Je pense juste que seulement nous, y compris le mono, avons dû le remarquer.


         Le bus s’arrêta enfin devant un bâtiment dont les fenêtres étaient toutes équipées de rideaux. Lorsque Yacel sortit du véhicule, la vision du dortoir et le bruit des vagues au loin, annonçant la proximité de l’océan, l’accueillirent agréablement. Il aimait cet instant plus que tout : les vacances promettaient d’être géniales.

         Ce fut ensuite le moment de décharger les affaires. Les valises passèrent de mains en mains pour rejoindre le hall d’entrée. Xad aida Dany à transporter sa planche de surf tandis que Drif dégageait sa guitare acoustique d’entre les mallettes. Bientôt, le bus fut vidé de tout son contenu et les adolescents procédèrent alors au transfert de leurs affaires vers leurs chambres respectives.

- Il se fait déjà tard, avertit Sepal. Pour célébrer votre arrivée, un barbecue a été organisé sur notre plage privée. Rendez-vous donc à dix-neuf heures pétantes !   

         Cette annonce eut l’effet d’un électrochoc sur le processus de rangement des valises qui trouvèrent leur place plus rapidement que prévu. En moins d’un quart d’heure à peine, il ne restait déjà nulle trace des affaires précédemment entassées.

         Yacel, accompagné de Cyl, se dirigeait déjà vers la plage lorsqu’il aperçu une voiture bleue se garer tout près. En sorti une jeune fille blonde ainsi qu’un des autres moniteurs de la colo. La reconnaissant, Yacel ne put s’empêcher de la rejoindre tandis qu’elle déchargeait ses affaires du coffre :

- Content de te revoir, Dellia.

         La fille posa une de ses grosses valises sur le sol avant de jeter un regard vers Yacel et Cyl. Un sourire franc s’afficha sur sa figure :

- Moi aussi, affirma-t-elle. Vous ne m’attendiez-plus ?

- En effet ! devança Cyl tandis que Yacel restait la bouche ouverte, n’ayant eu le temps de rien dire. Personne d’autre que toi n’est arrivé en voiture !

- J’ai pris le train cette fois-ci, expliqua-t-elle. Le moniteur est venu me chercher à la gare.

- Ah d’accord, comprit Yacel, secondé par Cyl. Mais tu aimais prendre le bus avec nous avant ; pourquoi avoir choisi le train ?

         Là-dessus, le visage de Dellia s’assombrit sous le coup de la réflexion. Après quelques secondes, elle répliqua juste :

- Je préférais.

         Un silence gêné s’installa. Les garçons furent tiraillés entre l’envie d’en savoir plus et le devoir de ne pas s’en mêler davantage. 

- Bon ! fit Dellia expressément. Je vais ranger mes affaires maintenant. On se revoit tout à l’heure !

         La laissant rejoindre le bâtiment des dortoirs, les valises à la main, Yacel et Cyl continuèrent  leur chemin sans toutefois réussir à mettre un fin-mot sur ce qu’il venait d’être dit :

- Ca ne lui ressemble pas de créer des mystères, raisonna Yacel, elle qui est toujours aussi franche d’habitude…

- Bah, elle a sûrement ses raisons, rassura Cyl.


         Le bitume laissa place au sable et l’horizon infini de l’océan apparut enfin. Bien d’autres adolescents s’étaient regroupés sur la plage et ne se distançaient jamais des barbecues qui dégageaient une agréable odeur de brochettes grillées. Il ne semblait pas exister de cadre plus idyllique pour commencer ses vacances !

         Se servant auprès des moniteurs, les deux garçons rejoignirent leurs vieilles connaissances, une brochette chacun à la main. Ils s’étaient tous attroupés en retrait, assis en cercle, et s’enthousiasmaient de leurs retrouvailles :

- C’est bon, il ne manquait plus qu’eux, déclara Dany tandis qu’ils s’asseyaient. Comment ça va les gars ?

- Ca va, répondirent Yacel et Cyl en cœur. 

- Prêts pour de nouvelles vacances ? Celles-ci risquent d’être encore meilleures que les précédentes. Les vagues atteignent des sommets cette fois !

- Mais ce n’est pas pour ça que l’on va se débiner ! assura Xad. Vous serez aussi de la fête ?

- On va voir ça, dit Yacel d’un air de défi. Préparez-vous bien.

         Cyl, visiblement moins enthousiaste, déclinait maladroitement de la tête tandis que les trois autres rêvaient de figures spectaculaires. Pendant ce temps, Drif s’était mise à jouer quelques accords de guitare, tandis que Bendane les regardait sans mot dire, ayant plus l’impression de s’ennuyer ferme.

         A la surprise de tous, sauf de Yacel et de Cyl, Dellia apparut et fut accueillie chaleureusement. Comme à son habitude, elle prit soin de s’asseoir à coté de Drif.

- On ne t’attendait plus, lui avoua Dany. Pourquoi es-tu arrivée si tard ?

         Dellia leur raconta par quel moyen elle était parvenue jusqu’ici. Après cela, elle changea immédiatement de sujet, sûrement pour éviter quelconque autre allusion.

- Et vous, qu’êtes-vous devenus ? leur demanda-t-elle.

         Pour la plupart, ils avaient tous logiquement préféré continuer leurs études. Ils racontèrent aussi leur vécu de l’année précédente, ponctué parfois d’éclats de rire.

- Pour l’instant, je pense m’orienter vers le droit, ajouta sobrement Bendane en terminant son discours.

- Et toi Yacel ? lui demanda Dellia tandis que tous les regards se tournaient vers lui.

- Je suis devenu apprenti, dit-il simplement. J’apprends la mécanique auto.

- Ah oui, c’est vrai que tu aimais bien les voitures, se souvint Dany.

- J’aime toujours !

         Pendant ce temps, Bendane s’était levé sans dire mot et avait rejoins Sepal avec lequel il s’était mis à discuter. Son retrait avait jeté un froid sur tout le groupe qui ressentit bientôt un certain malaise.

Néanmoins, cela ne les empêchèrent pas de continuer leur discussion encore un moment avant que ne sonne l’heure du couvre-feu. Tout le monde se dirigea volontiers au dortoir, fatigués par les heures de route. Yacel partageait sa chambre avec Cyl et, après avoir souhaité la bonne nuit aux autres, ils s’endormirent très rapidement. 

Par Flodreamer9
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